Bandeau
Lycée Edouard Herriot Lyon
Slogan du site

Le lycée Édouard Herriot est un lycée général et technologique avec des CPGE (Hypokhâgnes et Khâgnes) situé en centre ville (place Edgar Quinet, Lyon 6e).

logo article ou rubrique
Lycée Édouard Herriot, classe de 1re LV3 espagnol – Lyon
Présentation de notre rencontre avec Andrés Barba
Article mis en ligne le 24 juin 2019

par Admin DF

En quelques mots :

Nous sommes la classe de première LV3 espagnol du lycée Edouard Herriot composée de 19 élèves issus de trois sections différentes : L, ES et S.

Dans le cadre du projet Graines de critiques en lien avec les Assises Internationales du Roman, nous avons étudié le livre Les petites mains d’Andrés Barba traduit en français en 2018. Puis, nous avons rédigé une critique de l’œuvre et une biographie de l’auteur parues dans le supplément du Progrès CNews en avril.

L’aboutissement de ce travail fut la rencontre avec l’auteur pendant laquelle nous avons pu échanger de vive voix. D’abord, de façon informelle autour d’une table, à l’ombre des arbres dans la cour des Subsistances. Ensuite, lors de la séance de dédicace ayant suivi la table ronde sur Le point de vue de l’enfant à laquelle il a participé.

L’auteur nous a semblé très réceptif, accessible, pédagogue et à l’écoute de toutes nos réflexions sur son ouvrage. Grâce à la table ronde, nous avons découvert quelqu’un d’ouvert, réfléchi, sûr de ses idées et charismatique.

Bref, cette rencontre nous a beaucoup apporté.

En images

Mais encore…

Biographie de l’auteur initialement rédigée en espagnol par Cylia et Marie :

Andrés Barba nació en Madrid en 1975. Es un novelista, poeta, traductor y fotógrafo español.

Su padre, profesor de literatura, le inculcó el amor por los libros.

Estudió filosofía y ejerció actividad docente en la universidad.

Publicó novelas y cuentos infantiles traducidos a muchos idiomas. Escribió su primer libro en 1997 y se dio a conocer con el libro la hermana de Katia en 2001.

Autor brillante de la actual literatura española, su obra, considerada como de literatura existencial, aborda temas difíciles como las discapacidades mentales en Ahora tocad música de baile en 2006 o la crueldad de la infancia en Las manos pequeñas publicado en 2008. Recibió 4 premios y fue finalista del premio Jaime Gil de Biedma de poesía con Crónica natural, libro de poemas muy íntimo que escribió tras la muerte de su padre.

Sa traduction :

Andrés Barba est né en 1975 à Madrid. C’est un romancier, poète, traducteur et photographe espagnol.

Son père, professeur de littérature, lui a transmis son amour des livres.

Il a étudié la philosophie et a enseigné à l’université.

Il a publié des romans et contes pour enfants, traduit dans plusieurs langues.

En 1997, il a publié son premier livre et s’est fait connaître en 2001 avec le roman La sœur de Katia.

Brillant auteur de la littérature espagnole actuelle, son oeuvre, considérée comme de la littérature existentielle, aborde des thèmes difficiles comme le handicap mental dans Ahora tocad música de baile en 2006 ou la cruauté de l’enfance dans Les petites mains en 2008.

Il a été récompensé 4 fois et a été finaliste du prix Jaime Gil de Biedma de poésie avec Crónica natural, recueil de poèmes intimes qu’il a écrit après la mort de son père.

Les élèves ont rédigé plusieurs critiques et ont choisi d’en arrêter une (la troisième), mélange de leur sélection.

Première critique :

Andrés Barba a su illustrer à travers ce roman des sujets difficiles tels que l’exclusion ou le harcèlement en maniant les mots avec dextérité. Il utilise des procédés stylistiques opposés qui toutefois peuvent être complémentaires puisqu’ils sont au service d’un but commun : retranscrire une histoire poignante présentant un côté cruel de l’enfance. D’un côté, l’auteur fait preuve d’une richesse littéraire. Il multiplie, en effet, les champs lexicaux et les figures de style tout en répétant une même phrase ainsi qu’en insistant sur un silence pesant. La répétition des couleurs noires et blanches accompagne la déshumanisation progressive des fillettes.

Tout au long de l’histoire, nous avons remarqué une ambiguïté entre le personnage principal, Marina, et sa poupée. Elle porte, en effet, le même nom. Nous pouvons aussi noter deux parties distinctes : l’accident de voiture et la mort psychique de Marina en opposition avec l’orphelinat qui pourra la conduire à la mort physique. De plus, les adultes presque absents symbolisent une certaine impuissance face au traumatisme de Marina.

Les filles témoignent d’une admiration maladive qui tourne à la jalousie envers Marina qui représente leur seul lien avec un extérieur fantasmé. Pourtant elles en viennent à l’exclure. Marina, plus mature, prend des initiatives mais les rôles s’inversent et la jeune fille se retrouve seules contre toutes, victime de violences verbales et physiques.

Enfin, les différents points de vue apportent au lecteur une liberté de compréhension, et, par conséquent, l’invite à en discuter.

Deuxième critique :

Andrés Barba conte ici l’histoire de la naissance de la cruauté à l’âge de raison. En 2008 il publie donc son ouvrage de 93 pages, intitulé Las Manos Pequeñas. Marina, âgée de sept ans, séparée de ses parents brutalement, se retrouve soudainement dans un orphelinat, un monde inconnu et violent. Nous découvrons une étrange petite fille, étonnamment calme et tranquille, accompagnée d’une poupée qu’elle a baptisée de son propre prénom, Marina. Sous un voile insouciant où sont mêlés contes et merveilles, le lecteur se trouve confronté à une réalité malsaine et perverse conjuguant jeux et désir. Au cours d’un récit poignant, l’auteur Andrés Barba nous fait part d’une vision inquiétante du monde impénétrable de l’enfance. Une vision loin de l’innocence et de la pureté idéalisée par les adultes. Le jeu de la poupée anime les nuits des petites filles qui redoutent et admirent Marina. L’ambiguïté du récit suscite la curiosité du lecteur et l’éclaire sur l’éveil de la cruauté pendant l’enfance.

Troisième critique :

« Mon père est mort sur le coup, ma mère a l’hôpital », cette phrase fait dorénavant partie de Marina. La fillette de sept ans a, en effet, perdu ses parents lors d’un tragique accident de voiture. Suite à cela, elle intègre un orphelinat, où elle devra désormais apprendre à vivre avec les autres. Dans son ouvrage, Andrés Barba, met en lumière l’ambiguïté des sentiments enfantins, l’impossibilité de les exprimer et la confusion entre amour, haine et jalousie. Les petites filles mettent en place un jeu malsain par le biais duquel l’auteur rappelle la violence et la cruauté propres aux enfants. D’autre part, au fil des chapitres, la narrateur va changer, proposant ainsi au lecteur, différents points de vue sur l’histoire, sur Marina et sur le traumatisme qu’elle a subi. Néanmoins, malgré ces changements de focalisation, l’atmosphère reste, tout au long du livre, très inquiétante, sombre et étouffante. Cela favorise la démarcation de Marina, la rendant particulière et inaccessible. Ce sentiment persiste jusqu’à la fin du roman, très ambiguë, amenant le lecteur a réfléchir sur le harcèlement des plus jeunes et la cruauté dont ils peuvent faire preuve. Jusqu’où pourraient donc aller de si jeunes enfants dans leur « jeu » ?

Suivent des extraits de deux des exposés qu’ont présentés les différents groupes à la classe.

El estilo de escritura de Andrés Barba

El incipit de la historia es in media res porque no hay ninguna presentación de los personajes ni del contexto : el lector está sumergido en la escena.

Las dos primeras líneas repiten la misma frase que directamente anuncia el tema del libro. Esta frase entra en el texto sin preparar al lector. De la misma manera el accidente surgió en la vida de Marina rápidamente y secamente “sin que nada haya parecido anticiparl(o)”.

Algunas frases o palabras son repetidas de una manera o de otra para insistir sobre la gravedad del accidente. Por ejemplo Andrés Barba habla de la sed y en la frase siguiente describe esa sensación. Vemos una alternancia de frases cortasy largas. Describe el sonido, el tacto, las cosas, el silencio detenidamente. El texto se compone de frases cortas que traducen la velocidad del acto y presentan hechos cumplidos. Su estilo de escritura se caracteriza por gradaciones que acentúan la violencia.

También podemos notar que los colores blanco y negro son citados muchas veces. No son colores llamativos, por lo que pueden referirse al recuerdo de este momento que fue fatal y muy triste. Con el detallado campo léxico del cuerpo, comprendemos que al accidente ha ocasionado daños físicos sobre su piel o sus costillas o su brazo que está inmóvil pero también mentales.

Por fin el narrador utiliza la focalización interna. Lo sabe todo sobre Marina. Precisamente porque habla de lo que experimenta a través de los sentidos : el oído con “sonido” y “la voz”, el tacto con “sintió el dolor” y “el golpe fue brutal”, el gusto con “beber”, “la sed” y por fin la vista con “mirando” y “ver”.

Exposición de Nelly y Colombe

Las heridas

A lo largo de la primera parte del libro hemos podido observar la temática de las heridas y la hemos analizado. Hemos descubierto que hay dos tipos de heridas : las físicas y las mentales que vamos a estudiar en las dos partes siguientes.

En primer lugar vamos a presentar las heridas físicas. En efecto podemos constatar la presencia del campo léxico del cuerpo que lo ilustra. Por ejemplo podemos leer “labios”, “mano”, “la cabeza”, “cuerpo humano”, y por fin, ” costillas”.

En cuanto a las heridas de Marina están más precisamente descritas cuando la mujer pide : “¿Qué es eso blanco ?” y el hombre contesta : “son las costillas”.Las palabras “paralizara”, “sangre” y “la carne abierta”, se refieren al estado físico de Marina después del accidente. Y desde el principio del fragmento, la palabra “sinuosidad”, designa el cuerpo herido de Marina. En efecto, esta palabra que está asociada a la frase repetida remite al accidente y entonces a sus consecuencias. Entonces podemos comprender que Marina ha sufrido una grave lesión.

También hay heridas materiales porque podemos leer que “el golpe fue brutal”. En la descripción de la colisión, la repetición del verbo “caer” muestra la violencia del accidente. Por lo tanto comprendemos que fue muy traumatizante para Marina.

En segundo lugar, vamos a presentar las heridas mentales. Como es de suponer Marina está muy turbada por este episodio doloroso. Tantas palabras que se repiten lo atestiguan, como la palabra “murió” que aparece ocho veces en el fragmento, la palabra “hospital” cada vez que Marina pronuncia la misma cantinela.

Puesto que estas palabras le recuerdan el accidente y quizás un fin y un principio necesario, ella dice esta frase cuando se presenta, como si todo se resumiera en ella. Varias otras repeticiones como “sonido”, pueden ser recuerdos del accidente y convertirse en fobias para Marina es decir, sonidos que le recuerdan ese acontecimiento. La voz de su madre también, “No adelantes” y especialmente la aceleración después, son sensaciones que le recuerdan el accidente y puede ser difícil para ella. Quizás sea después incapaz de entrar en un coche. Lo imaginamos con la palabra “pánico”, una emoción que los médicos esperaban de Marina. La repetición de “silencio” puede hacer pensar en un “hoyo negro” y en la muerte. Sus respuestas, “sí”, ocho veces, “sí”, a todas las preguntas de los médicos reflejan el impacto del choque. Todo esto puede convertirse en miedo porque son cosas horribles y traumatizantes. Tal vez haga pesadillas.

Pues, nos enteramos de que después del accidente, “no llora, no se derrama, no reacciona”. Pero, no por eso no siente nada. El trauma es tan grande, interior, indecible.

Por fin, la palabra “paralizara” también puede simbolizar la incapacidad de Marina de seguir viviendo después de haber vivido aquel horror.

Entonces hemos visto que las repercusiones del accidente son y serán importantes para Marina ya sean físicas, materiales o mentales.

Exposición de Lory y Justine

D’autres photos que nous avons prises :

Zoom sur la « poupée »


Les médecins


Autre point de vue


Les enfants


Les enfants


Schéma préparatoire avant la photo


Objets à apporter pour la photo


Marie, Justine, Rose, Andrés Barba , Margaux, Ilona, Nelly.

Margaux et Ilona représentent les Terminales L Langue Vivante Approfondie espagnol qui ont travaillé sur l’oeuvre dans le cadre de la préparation au Baccalauréat.