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Lycée Edouard Herriot Lyon
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Le lycée Édouard Herriot est un lycée général et technologique avec des CPGE (Hypokhâgnes et Khâgnes) situé en centre ville (place Edgar Quinet, Lyon 6e).

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Des témoignages
Article mis en ligne le 19 septembre 2016
dernière modification le 2 novembre 2016

par Annie Fabre, Matthieu Lecoutre

Témoignage sur mon Hypokhâgne et ma Khâgne au Lycée Edouard Herriot
Années 2008/2010
Naomi T

Encore incertaine à l’issue de mon Baccalauréat Littéraire sur mes réelles envies d’études supérieures (Droit ? Sciences Po ?) et motivée par la pluridisciplinarité des classes préparatoires littéraires qui me permettait de pratiquer au meilleur niveau toutes les matières du lycée, je suis entrée en CPGE en septembre 2008.

Mes deux années de classe préparatoire ont été extrêmement stimulantes et enrichissantes sur tous les points de vue (et non pas seulement pour le côté intellectuel). En effet, face à une charge de travail aussi élevée (hé non, ce n’est pas un mythe...), on se découvre des richesses insoupçonnées et on en apprend beaucoup sur soi. La capacité à faire face au stress, à la fatigue, à la tension nerveuse à l’approche d’un concours, tout cela, seule la classe préparatoire l’offre.

Je suis entrée en Khâgne Spécialité Allemand en fin d’Hypokhâgne et c’est dans cette matière que je me suis vraiment épanouie et que j’ai intégré l’année suivante. Bien que j’aie toujours été passionnée par les langues, je ne m’imaginais pas vraiment faire une «  carrière  » dans ce domaine là car j’étais au départ une vraie littéraire qui ne jurait que par les Lettres Modernes, puis en cours d’année, j’ai beaucoup hésité à aller en Histoire-Géographie... C’est finalement vraiment l’interdisciplinarité de la classe préparatoire qui m’a aidée à faire mon choix. Ce que j’apprécie en Allemand, c’est de continuer à toucher un peu à tout : dans mes cours de traduction, j’aborde des aspects très techniques, mais en civilisation, je fais de l’histoire et en histoire des idées, j’étudie la philosophie des pays germanophones... Tout en continuant à expliquer des textes comme en Lettres !

En ayant passé les concours des écoles de commerce en même temps que l’ENS, je me suis également ouverte à de nouvelles possibilités et me suis découvert un intérêt réel pour les aspects économiques et manageuriaux. J’ai préféré entrer à l’ENS car j’ai pensé, à juste titre, que la formation d’excellence que j’y recevrai serait plus à même de me construire un parcours sur mesure.

Grâce aux partenariats entre ENS et HEC ou Sciences Po, je vais peut-être pouvoir acquérir une double compétence Lettres et Sciences Humaines / Commerce ou Lettres et Sciences Humaines / Sciences Politiques. Ces qualités sont très appréciées sur le marché du travail. Mais pour le moment, je me contente de partir à Berlin en Erasmus l’année prochaine, à la Freie Universität, université d’excellence partenaire de l’ENS. Et je compte bien en profiter pour mettre à profit pour mon premier travail de recherche (mémoire de Master 1) les qualités de rigueur scientifique, de synthèse et de concentration (mener un programme sur toute une année) que j’ai développées en classe préparatoire."


Bénédicte L., HK 2006-2007, IEP Paris

Après un bac littéraire, je suis rentrée en hypokhâgne au lycée Edouard Herriot avec la ferme intention d’intégrer Sciences Po à la fin de l’année. Evidemment, j’ai dû travailler, mais rien à voir avec la prépa-prison que je pouvais redouter. Sans aucun doute, j’ai dû freiner le nombre de mes loisirs, et me consacrer à des activités plus studieuses comme les dissertations ou les préparations de khôlles. Mais cela ne dure qu’un temps, et ça a été l’occasion de largement étendre ma culture générale et d’apprendre de nouvelles méthodes de travail, efficaces à toute épreuve. De plus, l’encouragement constant des professeurs aide à se remotiver lorsque l’on a envie de tout lâcher.

En juin, le résultat était là, j’ai réussi le concours de Sciences Po. Je suis actuellement en master Affaires Publiques mention Culture à l’IEP de Paris. Je suis tournée vers l’administration territoriale allemande, et ne peux que remercier ma professeure d’allemand de prépa qui m’a donné le goût de l’effort pour apprendre cette langue."


Marion-Valérie G
HKK (Histoire-Géographie) 2004-2006
Master Affaires Publiques Européennes, Université de Maastricht / 5e année IEP Aix-en-Provence.

"Après mon Baccalauréat scientifique, c’est motivée et curieuse que je suis rentrée en Hypokhâgne, heureuse à la fin de ma Khâgne qu’elle m’ait permis de rentrer dans l’école qui me plaisait, et quelques années plus tard, très consciente de ce qu’elle m’a apporté.

Ce que je retiens de ma classe préparatoire au Lycée E. Herriot, c’est tout d’abord une équipe de professeurs, certes exigeants, mais toujours très disponibles pour leurs élèves, tant sur le plan académique que plus personnel. Ensuite, le plaisir d’évoluer dans un environnement où ses amis de promotion sont tellement riches, heureux d’être là, et solidaires dans les moments plus difficiles. Enfin et surtout, plus que de la pure connaissance, ce que j’ai appris en Hypokhâgne et en Khâgne, c’est à réfléchir et à faire partager cette réflexion à l’écrit comme à l’oral. Faire appel aux connaissances enfouies, les analyser, les argumenter, les synthétiser, les organiser … encore et encore sur des sujets variés couvrant tout l’éventail des disciplines littéraires. Sans même s’en rendre compte, des automatismes s’installent et ils sont aujourd’hui « ma boîte à outils » dont je me sers au quotidien dans mes études et mes expériences professionnelles, mais aussi dans un cadre plus personnel dans ma façon d’appréhender par exemple une lecture ou un film.

Oui, la classe préparatoire demande de beaucoup s’investir, de repousser ses limites, mais avec un tel enrichissement, que je conseille à tous d’emprunter ce chemin !"

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