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Lycée Edouard Herriot Lyon
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Le lycée Édouard Herriot est un lycée général et technologique avec des CPGE (Hypokhâgnes et Khâgnes) situé en centre ville (place Edgar Quinet, Lyon 6e).

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Des témoignages
Article mis en ligne le 19 septembre 2016
dernière modification le 2 novembre 2016

par Annie Fabre, Matthieu Lecoutre

Mathilde T. 25 ans, conservateur de bibliothèques 3 ans de classe préparatoire au lycée Herriot (classe d’Ulm), de 1998 à 2001.

Pourquoi j’ai choisi la prépa : pour ne pas me spécialiser trop vite dans une discipline - à la fois par désir d’apprendre et pour pouvoir avoir plus tard le choix des débouchés professionnels. Ce que j’ai apprécié en classe prépa au lycée Herriot : des conditions d’étude extrêmement favorables, la disponibilité et l’énergie des professeurs, la possibilité d’acquérir des connaissances de très bon niveau dans différentes disciplines en sciences humaines, une véritable formation au travail et à la réflexion, une émulation plutôt joyeuse entre les étudiants … de quoi entretenir pour longtemps ma curiosité intellectuelle.

Actuellement, après une maîtrise de Lettres modernes, une année de préparation aux concours administratifs à l’IEP de Lyon, et après avoir été reçue au concours de conservateur de bibliothèques (ENSSIB - fin 2003), je dirige la bibliothèque municipale d’une ville de 20000 habitants, et une équipe de 19 personnes. Mes années de classe préparatoire ont nourri ma capacité de travail, ma persévérance, ma curiosité, autant de choses nécessaires aujourd’hui pour mon métier.


Bastien LG 26 ans Hypokhâgne (1998-1999)/Khâgne Ulm (1999-2000) Spécialité Lettres Modernes Elève avocat à Lyon

J’ai passé deux ans au Lycée Edouard Herriot, en hypokhâgne puis en khâgne ULM. Après avoir été admissible à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’ULM, aussi bien qu’aux écoles de commerce (Essec, EM Lyon…), je me suis orienté en Droit, pour finalement intégrer l’Ecole des Avocats de Lyon. Le Droit m’a permis d’associer réflexion, rigueur intellectuelle, relations humaines et certains aspects pratiques. Je garde de mon passage au Lycée Edouard Herriot un grand souvenir. Je n’ai pas retrouvé par la suite des professeurs avec une telle écoute et j’ai pu m’investir pleinement (pour un khâgneux) dans la vie de la prépa. L’enseignement était de qualité et restait accessible. La Khâgne m’a permis de développer de bonnes capacités de travail bien sûr, mais surtout la clarté de mon expression, une certaine rigueur, et la finesse d’analyse qui permet d’élaborer un raisonnement juridique convaincant. Les années de droit que ont suivi ont été grandement facilitées par tout ce que m’avait apporté la prépa. Enfin, j’ai réussi à maîtriser le stress lié à des conditions de travail difficiles, ce qui m’a très certainement servi par la suite. Je dispose désormais d’une bonne culture générale, enrichie par l’apport de tous mes professeurs.

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Julie P. Professeur agrégé de Lettres Modernes (Années de Prépa au lycée E.Herriot :1997-1999)

Quand on sait qu’à l’issue du lycée, rien n’est encore tout à fait fixé dans nos esprits et dans nos corps, comment répondre à ces mouvances-là ? J’ai réalisé très vite, et avant même d’intégrer le corps des enseignants, que la classe préparatoire offre plus qu’ailleurs un vaste éventail de possibles. Dès mes premières semaines au lycée E.Herriot, j’ai découvert avec enthousiasme que les barrières tombaient et que toutes les matières devenaient poreuses. Histoire, littérature, philosophie, langue, tout cela dansait "joyeusement" (!) en choeur, d’un bout à l’autre de la galerie du 2è étage - là où les portes de bois grincent sur du passé et du présent, depuis les temps de Lucie Aubrac, professeur d’H.G jusqu’aux actuelles résonances des maîtres et élèves. Ainsi, ce cursus nous laisse le choix des prolongations : exquis privilège de tâter encore de toutes les matières littéraires avant de s’ancrer dans une université et une filière précises .

C’est pourquoi, les années d¹hypokhâgne-khâgne, non seulement nous placent à l’école de la rigueur et du raisonnement, mais sont aussi un maillon décisif dans notre épanouissement et notre enrichissement personnels.


Marie-Estelle D C, professeur de Lettres classiques (classes préparatoires de 1996 à 1999)

J’ai passé trois ans en « classes prépa » ( comme on dit ), par choix : au bout de deux ans, il me semblait que ma préparation, justement, n’était pas achevée, et puis, bien que l’on y travaille dur, je m’y plaisais ( revers de la médaille, peut-être une certaine infantilisation au niveau affectif ? ).

En fait, je crois que le terme de « préparatoires » est assez révélateur : préparation aux grandes écoles, bien sûr, mais ( soyons lucides ! ) pas pour tous, loin de là ! Alors, si on « rate » les concours, cela ne sert à rien ? Au contraire ! Pour moi, les classes prépa ont rempli ce rôle de préparation à plusieurs titres : préparation intellectuelle, préparation au travail, à l’ouverture d’esprit, à la réflexion critique, au plaisir d’apprendre ; elles ont ( je devrais dire : les professeurs et les rapports avec les autres élèves ont ) préparé la suite : les études, puis la vie professionnelle dans les milieux littéraires et culturels. Cela a été une période formidable de découverte et d’apprentissage ! Une période aussi d’ouverture à une culture générale plus vaste que la branche choisie : histoire, langues vivantes, lettres, lettres classiques, l’éventail de connaissances est large, et permet par la suite de rajouter des cordes à son arc en passant d’autres diplômes avec moins de craintes ; par exemple, après des études de lettres classiques, j’ai pu entreprendre une licence d’histoire de l’art grâce à des bases solides en histoire.

Enfin, contrairement aux idées reçues, l’ambiance en prépa est super, c’est là que j’ai vraiment appris le travail d’équipe, et on garde à vie les amis que l’on s’y fait.

Merci à tous les professeurs !


Laure-Hélène P., Certifiée de Lettres Classiques

J’ai passé deux ans en prépa de 95 à 97. Je savais que je voulais faire des études de lettres classiques, mais j’aimais le côté bosseur et pluridisciplinaire de la prépa. J’ai aussi choisi la préparation Ulm pour la même raison, le fait qu’il n’y ait pas de programme oblige à avoir une culture très généraliste. J’ai eu du mal, notamment la deuxième année maisje ne regrette pas l’investissement qui m’a permis de bien réussir en fac.

J’ai commencé le latin en hypokhâgne et, quand j’ai préparé l’agregation, le professeur de version latine m’a dit qu’il n’avait jamais vu d’étudiant grand débutant latin en première année de fac arriver à ce niveau. J’ai eu des lacunes, mais j’ai réussi le CAPES en même temps que la maîtrise et aujourd’hui j’enseigne le latin de la seconde à la terminale, en plus du théâtre et du français.

Et tout cela, je le dois surtout à mes deux années à Herriot. J’ai acquis des méthodes et des capacités de travail q ui me servent encore aujourd’hui, une culture générale et une curiosité plus grande que la moyenne. En plus, je suis très motivée pour repasser l’agrégation interne, avec déjà mes 5 ans d’ancienneté : mais après la prépa, faire 19 heures de cours et une préparation intense ne me fait même pas peur !

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